dimanche 29 janvier 2012

TRACT DU 27 JANVIER



PLAN DU PROJET ALTERNATIF





UNE CONCERTATION DE FACADE

Pour rappel
La mairie de Vernouillet envisage de fusionner les écoles du centre-ville, en installant les élémentaires (13 classes) au Clos des Vignes et les maternelles (8 classes) rue Eugène Bourdillon
Nous proposons un projet alternatif, avec 2 groupes scolaires distincts en centre-ville, l’un au Clos des Vignes (le même qu’actuellement), l’autre aux Tilleuls (composé de 4 maternelles et 6 élémentaires)


Où en sommes-nous ?
Le 8 décembre dernier, lors d’une réunion d’information organisée par la mairie à l’attention des parents, la mairie a accepté d’étudier notre projet alternatif dans le cadre d’un groupe de travail. Elle s’est donné un mois pour le faire « étudier » par ses experts.
Une « réunion de travail » a eu lieu vendredi 13 janvier : devant un groupe de représentants de parents d’élèves la mairie, après avoir renvoyé notre architecte sous prétexte qu’il n’était pas inscrit au groupe, a présenté le compte-rendu de ses « experts », visant à démontrer que le projet alternatif ne présentait que des inconvénients. Ce compte-rendu portait sur 3 points :


Les aspects pédagogiques
• Mme le maire défend les avantages pédagogiques d’une grosse structure. Elle nous a ainsi invités à rencontrer la direction de l’école maternelle de Maurecourt (7 classes – sans étage)
En creusant un peu la question (ce que Mme le Maire n’a pas pris la peine de faire), nous nous sommes aperçus que cette école qui fonctionne « si bien » est située... juste à côté de 2 écoles élémentaires comprenant 7 classes chacune – ce qui n’est pas comparable avec l’éloignement entre les deux structures prévues dans le projet de la mairie

• En ce qui concerne le passage de la maternelle au CP, Mme le Maire nous a rappelé que des visites « découverte » étaient prévues dans les programmes de la Grande Section.
Elle ne voyait pas en quoi cette familiarisation se fait plus naturellement lorsque les enfants de grande section fréquentent quotidiennement les bâtiments et enfants de l’école élémentaire attenante, dans le cadre de la restauration et de l’accueil périscolaire par exemple.
D’une manière générale nous pensons que les petites structures à taille humaine sont plus favorables à l’épanouissement des enfants et au développement du lien social ; de nombreuses études sur le sujet le confirment.


La circulation et le stationnement
• Un représentant du cabinet Ascode a présenté une estimation de la circulation et du stationnement réalisée à partir du calcul suivant : 3 véhicules pour 4 enfants dans les deux situations. Il en a conclu que les deux projets avaient les mêmes conséquences en termes de circulation et de stationnement.
Mais le cabinet n’a absolument pas tenu compte dans ses calculs de la réalité de la commune :
• le nombre de fratries (22% des familles concernées par la maternelle et l’élémentaire, soit 34 % des enfants)
• le facteur de la proximité (qui favorise les déplacements à pied)
• la durée de stationnement, différente pour des maternelles (10 à 15 mn) et des élémentaires (3 à 5 mn).
Si l’on tient compte de ces facteurs, le flux de véhicules comme le nombre de places de stationnement nécessaires est très nettement supérieur dans le cadre du projet de la mairie

• Le cabinet suggère de supprimer toutes les places de stationnement des rues Aristide Briand, Eugène Bourdillon et Paul Doumer pour aménager des trottoirs larges (budget estimé à 500 000 euros), et la mairie prévoit de construire un parking de 60 places sur l’emplacement de l’annexe du Clos des Vignes.
Ce parking ne serait aménagé que 6 à 8 mois après l’installation des élèves dans les nouvelles écoles : nous n’osons même pas imaginer la situation pendant cette année-là... De plus nous concevons difficilement que les parents concernés par les 2 écoles s’y gareront pour faire ensuite à pied le grand écart entre le Clos des Vignes et les Tilleuls... N’oublions pas que les horaires de tous ne sont pas « élastiques » ! Nous pensons qu’il vaut mieux limiter les besoins en stationnement (ce que permet notre projet).
• Pour inciter les familles à renoncer à la voiture, la mairie envisage de mettre en place des pédibus, faisant le lien entre le futur parking et le Clos des Vignes. Consciente que très peu de parents peuvent se rendre disponibles pour un tel engagement, elle propose de rémunérer des employés dans ce cadre.
Or une telle solution est propre à générer des frais fixes pour la ville, dont on peut aisément imaginer le coût à long terme, à raison d’un accompagnateur pour 8 enfants...
La mairie n’a pas non plus tenu compte du fait que, pour des questions d’horaires, beaucoup de parents se verront obligés de confier leurs enfants à l’accueil périscolaire, ce qui représente non seulement des frais supplémentaires pour les foyers comme pour la municipalité, mais va aussi à l’encontre de l’intérêt des enfants les plus jeunes.
Dans le cadre du projet alternatif, les parents peuvent emmener et chercher (à pied pour la plupart) tous leurs enfants au même endroit, en un minimum de temps.


L’estimation du budget au regard des surfaces
•La mairie estime que le projet alternatif représente un surcoût de plus de 1 200 000 euros.
Ces estimations sont faussées : la mairie a calculé arbitrairement, sans aucune concertation, les surfaces des 2 projets sur des bases différentes, ce qui est plus que malhonnête ; elle compte ainsi 330 m2 de plus que nécessaire par rapport à notre projet finalisé (reconnu viable par deux architectes) :
• La mairie impute à notre projet des surfaces délirantes (comme 48 m2 pour l’infirmerie, ou 303 m2 pour la restauration, 2 bureaux de direction alors qu’un seul suffit,...)
• La mairie ne tient pas compte dans son calcul de la location des Algeco (140 000 euros par an) à la Maison de l’Enfance durant la durée des travaux : le projet alternatif des parents permettrait d’économiser un an de location puisque les locaux de maternelle (dans l’actuelle école des Tilleuls) pourraient être achevés au bout d’un an ; a contrario, les risques de retard de chantier sur les parcelles acquises risqueraient de coûter 1 an supplémentaire de location à la mairie, puisque les classes de maternelle constitueraient « le gros des travaux »...
• La mairie « oublie » les frais fixes que son projet impliquera à long terme pour la ville (transports, accueil périscolaire,...)
En réalité, notre projet dépasse celui de la mairie de seulement 55 m2 pour la surface, et de 300 000 euros, soit 5 % du budget final (et non 38 % comme l’a annoncé Mme le Maire).
• La mairie ne respecte pas les recommandations du ministère de l’éducation nationale quant aux surfaces des locaux : 170 m2 pour 2 salles de motricité (au lieu de 230 m2 minimum), 36 m2 de sanitaires pour les enfants (au lieu de 75 m2) : il manque donc au moins 95 m2 au projet de la mairie...
Si les surfaces du projet de la mairie correspondaient réellement aux recommandations du ministère, notre projet représenterait même un coût moins élevé pour la ville.

A terme, on ne sait pas combien d’enfants supplémentaires arriveront dans les années à venir : qu’est-ce qui nous garantit que la mairie n’ajoutera pas 2 à 3 classes supplémentaires dans ses nouveaux bâtiments ?

De toute façon, ce projet coûtera cher à notre commune (plus de 6 millions d’euros).
Il servira aussi pendant de nombreuses décennies, pour de nombreuses générations d’enfants.
Autant qu’il convienne aux premiers concernés, les enfants et leurs familles comme les riverains,
plutôt qu’à l’idéologie incertaine de quelques élus dont le mandat n’est pas éternel...
Nous voulons réagir devant tant de mauvaise foi !

mardi 24 janvier 2012

On se lance !

24 janvier 2012

" Les Vernolitains, parents d’élèves et riverains du centre-ville
mobilisés contre le projet d’école maternelle rue Eugène Bourdillon" 

lancent leur blog en ligne à destination des personnes 
souhaitant être informés de l'avancé de cette mobilisation !